zepellin
rouage

PRESQUE

MINUIT

Disponible le 25 Janvier 2018

352 pages • 16 €
979-10-32401-64-4

LE LIVRE

Presque Minuit

Six orphelins,
une ville en danger !

Paris, 1889. Six orphelins en cavale, devenus gamins des rues par la force des événements, volent et détroussent les passants. Alors que l’Exposition universelle débute, ils font l’erreur de dérober le mauvais objet aux mauvaises personnes. Leurs mésaventures aux quatre coins de la ville les amèneront à découvrir les secrets d’un monde magique où s’affrontent créatures mythologiques, sorcières et terrifiants ennemis mécaniques. Plus que jamais, Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs devront se battre pour sauver leur vie et celle des habitants de la capitale.

404 Factory est une plateforme d’écriture
par les geeks, pour les geeks.
Presque Minuit est le gagnant de la
1re édition du Prix 404 Factory !

L'AUTEUR

Anthony Yno
Combrexelle

Passionné d'histoires sous toutes les formes ; fan de comics, de jeux vidéo, de cinéma et de séries TV ; Anthony Combrexelle est un "homme-orchestre" – auteur de nouvelles, game designer et scénariste, graphiste et illustrateur – qui conçoit, écrit et illustre de nombreux jeux de rôle sous le pseudonyme de Yno depuis une quinzaine d'années.
Presque minuit est le tout premier roman qu'il ait écrit.

Comment t’es venu l’idée du roman Presque Minuit ? Est-ce que tu as toujours été fan de l’univers steampunk et l’idée est venue de là, où à l’inverse, une fois le pitch en tête, tu as voulu y ajouter une patine steampunk ?

J’avais de grandes scènes en tête, des moments dramatiques et iconiques, et c’est autour d’elles que s'est construit l’idée du roman. Je voulais écrire un roman d'aventures très rythmé, avec beaucoup de rebondissements, de nombreux personnages typés dans un décor où j’aurais une belle marge de manœuvre pour proposer des personnages haut-en-couleurs, des créatures fantastiques et un peu de magie. J’aime le fait que le steampunk soit associé à la révolution industrielle, qu’il marque un moment où l’on pouvait confondre magie et technologie. En tant que lecteur, nous avons des références communes avec le Paris de 1889 qui permettent de visualiser un minimum ce décor pré-contemporain, et pour autant, la période permet une certaine innocence par rapport au cynisme moderne, avec des découvertes scientifiques qui bouleversent le monde, qui apportent du merveilleux, de la « magie » par le biais de la science.

Le roman raconte l’histoire de six orphelins, est-ce qu’il y en a que tu préfères malgré tout ou qui te ressemble le plus ?

J’aime l’ensemble des orphelins car ils forment une famille recomposée et qu’ensemble, ils se complètent fortement : ils sont plus que la somme de chacune de leurs parties. Chacun porte un trait de caractère qui m’est propre, même si certains sont naturellement plus proches de moi. En ce sens, Boiteux illustre ma façon de me questionner sans fin, ma gaucherie relationnelle et mon fantasme d’héroïsme, Morve mon pendant arrogant et sarcastique et Allumette mon côté plus grognon mais qui refuse de baisser les bras face aux événements.

Est-ce que tu aurais aimé vivre dans le Paris de 1889 et est-ce pour cela que tu as installé le roman à cette époque ?

L’imagerie fantasmée de l'époque a son charme mais ça reste un fantasme digéré par le filtre des œuvres qui ont dépeint la période (Vingt mille lieues sous les mers, Nadia, le secret de l’eau bleue et la figure de Sherlock Holmes). Je n’aurai probablement pas apprécié d’être orphelin, de (sur)vivre sous un pont dans la crasse et les maladies, et de voler pour manger. Ainsi, même si le roman est un pur divertissement où tout va à 100 à l’heure, j’ai tenté d’y injecter de nombreux détails d’époque afin que le contraste renforce les deux pans (fiction et réalité) : la véracité du Paris de 1889 permet de rendre plus réel et tangible la part fantastique du roman, les éléments les plus sombres et austères mettant en lumière les événements les plus magiques et colorés.

Qu’est-ce qui t’a poussé à proposer ton roman au Grand Prix 404 Factory ?

Le hasard, le coup de poker. Mon roman était prêt, « terminé », je l’avais publié par mes propres moyens deux ans plus tôt et je ne voyais pas comment je pouvais le faire connaître davantage. Je m’étais donc décidé à le mettre intégralement en ligne, sans filtre et gratuitement. L’annonce du concours pour le Grand Prix quelques jours après mes réflexions m’a fait tenter le coup, pour voir ce qu’il valait réellement, sans filet, sans en parler à personne.

Qu’est-ce qui t’a le plus emballé dans toute cette aventure un an après le début du prix ?

J’ai adoré voir le roman être « tiré vers le haut », que les multiples relectures, questions et commentaires aient permis de l’améliorer, de clarifier des éléments, de rectifier des maladresses d’écriture. C’est enthousiasmant de réaliser toutes les petites modifications, pour la plupart des détails, qui font que le texte est devenu meilleur grâce au travail de toute l’équipe de 404 éditions et, finalement de redécouvrir un peu l'histoire, avec du recul, plus de sept ans après en avoir écrit la première version.